De l'État des lieux au dispositif soutenu par le CNL

En commanditant dans un premier temps un état des lieux des bibliothèques carcérales à l'Agence régionale du Livre, la Région avait pour objectif de faire des bibliothèques carcérales un carrefour pérenne des pratiques culturelles en prison.

Dès 2015, la Région - accompagnée de la Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP), la Direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse (DIRPJJ) et la Direction régionale des Affaires culturelles (Drac) - sollicite l'Agence pour mener une mission à double entrée :
- développer et dynamiser les bibliothèques en milieu carcéral en réactivant les partenariats avec les bibliothèques publique ;
- mettre en place une action culturelle de sensibilisation à la lecture et d'accès à la langue.


« La
lecture en détention et l'apprentissage de la langue française [sont] des priorités de l'administration pénitentiaire en matière d'orientations culturelles et éducatives. »


L'administration pénitentiaire rappelle l'importance des bibliothèques dans les établissements pénitentiaires : « La lecture en détention et l'apprentissage de la langue française [sont] des priorités de l'administration pénitentiaire en matière d'orientations culturelles et éducatives. » (note de cadrage adressée aux directeurs interrégionaux des services pénitentiaires et aux directeurs fonctionnels des services pénitentiaires et d'insertion)

À partir de 2016, l'Agence est soutenue par le Centre national du Livre (CNL), ce qui permet de structurer les partenariats avec le réseau des bibliothèques publiques. Elle met ainsi en œuvre ses compétences d'information, ressources, études, observation, formation et accompagnement, mise en réseau afin de structurer les forces existantes et d'initier un dispositif prenant appui sur les questions d'interculturalité, d'oralité et de maîtrise de la langue.

Pour quels publics ?

La région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur est dotée de 12 sites pénitentiaires pour une population de plus de 7 000 personnes à 98 % masculine.

Les âges varient en fonction du type d'établissement :

  • Les maisons d'arrêt reçoivent les prévenus et les détenus condamnés à une peine inférieure à moins de deux ans ; ils forment une population composée de jeunes adultes (moins de 26 ans) et d'adultes d'âge moyen.
  • Les centres de détention accueillent les détenus condamnés à une peine supérieure à 2 ans présentant des perspectives de réinsertion sociale ; nous retrouvons là-aussi des jeunes adultes et adultes d'âge moyen.
  • Les centrales abritent les détenus condamnés à de longues peines ; la population y est plus âgée.
  • Les centres pénitentiaires sont des établissements mixtes qui peuvent comprendre : une maison d'arrêt, un centre de détention ou une centrale.
  • Il existe 1 seul établissement pour mineurs (adolescents de 13 à 18 ans) soit 2 % de la population carcérale, mais plusieurs quartier mineurs intégrés à des maisons d'arrêt.

Le Centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille et la Maison d'arrêt de Nice sont les deux seuls établissements avec un quartier dédié aux femmes.

Accès directs :