Voilà comment elle aime se présenter : "Je m'appelle encore Nathalie Quintane. Je n'ai pas changé de date de naissance. J'habite toujours au même endroit. Je suis peu nombreuse mais je suis décidée" Poète et romancière, elle publie l'ensemble de ses ouvrages chez l'éditeur P.O.L.


Née à Paris en 1964, Nathalie Quintane passe son enfance en banlieue parisienne où, par un hasard de mutation administrative, ses parents se trouvent. Elle-même, par le même hasard, s'installera des années après à Digne. Elle y vit depuis quinze ans et y enseigne le français au collège.
Son moteur, dès l'adolescence : “Découvrir, faire et faire découvrir des choses que les autres ne faisaient pas”. Une manière d'exister autrement dans un milieu un peu trop conventionnel.
Elle se passionne pour la musique, particulièrement pour le rock et devient une lectrice acharnée de Rock and Folk, Best, et se nourrit aussi de peinture, de cinéma, de littérature.
Patrick Eudeline, son premier passeur en littérature, est justement critique de Rock, écrivain et chanteur d'Asphalt Jungle (un des premiers groupes punk français) ; Une figure de la scène rock française. Dans ses articles, il évoque Léon Bloy, et Huysmans ; elle suit, elle lit, passe aux poètes de la fin du XIXe siècle, à Lautréamont et Jarry.
Avec son CAPES de Lettres en poche, elle est nommée à Dunquerke et y rencontre le poète Christophe Tarkos, alors professeur, comme elle. Une rencontre importante dans son cheminement littéraire.
Elle est jeune, tout est peut-être allé un peu vite. Elle prend une année sabbatique à Lisbonne. Pourquoi ce choix ? Pour Pessoa et pour le sentiment de bienveillance que lui inspire le pays.
L'écriture n'est pas encore vraiment présente. Nathalie Quintane ne deviendra pas écrivain par vocation mais par opportunité, par passion de la littérature. En 1993, elle se trouve à Marseille avec Tarkos et Stéphane Bérard, alors jeune poète (qui deviendra son mari) au moment ou Christian Poitevin, élu à la culture et poète (plus connu sous le pseudonyme de Julien Blaine) crée le cipM (centre international de poésie Marseille).

Ses amis l'encouragent alors à alimenter une revue de poésie qu'ils viennent de créer, “une feuille de choux”. C'est parti ! Elle poursuit dans les revues Nioques, Dock(s) et publie encore aujourd'hui dans de nombreuses revues de poésie.
En 1997 elle envoit Chaussure par la poste à Paul Otchakowski-Laurens (éditions P.O.L). Après 10 années et 10 livres publiés, elle dit la confiance et le respect mutuel qui fonde cette collaboration.
Elle se sent proche de l'écriture de Sei Shônagon, courtisane japonaise qui consignait tous les soirs des pensées (cf. Les notes de chevet aux éditions Gallimard) ; de Francis Ponge avec lequel elle partage une attention très particulière aux choses qui l'entourent : “Est-ce vraiment par souci d'en prolonger la durée que je prends soin de mes chaussures ? - Une chaussure est-elle usée quand je ne peux plus la porter, ou quand je ne veux plus la porter ? – La même chaussure, portée par moi, sera-t-elle pareillement usée aux pieds d'autrui ? – L'usure change-t-elle la nature de la marche ? ” extrait de Chaussure, P.O.L , 1997.
Malgré une double activité de professeur et d'écrivain, Nathalie Quintane reste une grande lectrice, une performeuse, bien qu'aujourd'hui cette activité se soit ralentie. Pleine d'énergie et d'inventions en lecture publique comme à la lecture de ses recueils, elle nous touche par son intelligence et sa malice. Sa poésie se situe au cœur des autres disciplines artistiques parce que “la poésie n'est étanche avec rien et qu'elle a à voir avec tout”.

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