Le ministère de la Culture vient de publier la synthèse nationale des données d'activité 2013-2016 des bibliothèques départementales. Leur évolution est présentée autour de quatre thématiques principales : les collections, les services au réseau, les publics jeunes et les moyens.

Ce rapport fait suite à une première synthèse établie sur des données 2010-2013. Il permet d'analyser les données récoltées annuellement sur une période plus conséquente, et de confirmer ou infirmer les tendances générales. En voici les grandes lignes...

 

Les collections : diversification des activités

La diminution de livres imprimés se confirme (-1,4 % pour l'année 2016, 76 livres imprimés pour 100 habitants, contre 95 livres en 2010). Ce nombre peut s'expliquer par un désherbage plus systématique, la diminution des acquisitions de livres imprimés (61 établissements), l'accroissement des fonds de documents sonores et vidéo - malgré des acquisitions en baisse.

Ces constats témoignent d'une diversification importante des documents que les Bibliothèques départementales mettent à la disposition de leur réseau.


Nouvelle tendance : les ressources numériques

Les BD peuvent s'abonner à des bouquets ou acquérir des ressources numériques pour les rendre disponibles auprès d'une partie ou de l'ensemble des usagers des bibliothèques de leur territoire. En 2016, 82 % d'entre elles proposent des ressources numériques, contre 43 % en 2011. Cette offre, complémentaire de celle proposée par les bibliothèques municipales ou intercommunales, privilégie le livre numérique, l'autoformation et la presse en ligne.


Le service au réseau

En 2016, 41 BD disposaient d'un plan territorial de développement de la lecture publique, formalisant leur stratégie de services destinés au réseau.

La population desservie par les BD est estimée à 31 330 000 en 2016, contre 26 780 000 en 2010. Indicateur qui se stabilise entre 2014 et 2016 après une forte augmentation dans les années 2010.

Autre observation : moins de bibliobus, ou une autre utilisation (projets numériques ou animations spécifiques).


Les aides

Outre la desserte documentaire, le rôle de conseil et d'aménagement du territoire est essentiel.

Les aides dédiées concernent :

  • la construction et l'aménagement (très forte diminution du montant des aides) ;
  • l'informatisation (après une forte progression entre 2010 et 2013, les aides à l'informatisation ont chuté considérablement en 2014) ;
  • l'achat de collections (19 BD proposent cette aide en 2016) ;
  • l'animation ;
  • la vie littéraire.


La formation et les publics

La formation occupe une place de plus en plus importante dans les BD, avec en moyenne 53 journées par an et par établissement.

Par ailleurs, elles développent de nombreux projets destinés aux publics jeunes (avec par exemple le dispositif national Premières Pages pour la petite enfance), en partenariat avec la CAF, les collèges, etc.

Le rapport souligne enfin la baisse préoccupante des dépenses d'investissement et la baisse globale des effectifs (bien que les situations diffèrent selon les établissements), qui pourront peser sur le dynamisme indispensable de ces relais de la lecture publique dans les territoires.

 

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